047 - SAINT-DELIS
 
   
Henri de Saint-Delis  bâteaux sortant du Port de Honfleur  lithographie   galerie au passeur

Henri de SAINT-DELIS

1878 - 1949

" Bâteau Pilote sortant du Port de Honfleur "

Lithographie faisant partie d'un ensemble de vingt-deux planches destinées à l'illustration d'un ouvrage sur Honfleur en 1931.

 

Dimensions : 37 x 55 cm

Lithographie

 

Prix : 300 euros

 

 

Né à Marconne (Pas-de-Calais) le 4 avril 1878, mort à Honfleur (Calvados) le 15 novembre 1949

Peintre de paysages animés, paysages, marines, aquarelliste

 

Son père, officier de Dragons, étant mort jeune, la famille se fixa au Havre, vers 1885.

Au lycée du Havre, Henri de Saint-Delis était dans la même classe qu'Othon Friesz, leur amitié devait durer toute leur vie.

Il retrouva ensuite Othon Friesz à l'Ecole des Beaux-Arts du Havre, où ils furent élèves de Charles Lhuillier, ancien élève d'Ingres, et ayant connu Johan Barthold Jongkind. Dans ce même atelier, il y connut aussi Raoul Dufy, Georges Braque, Raymond Lecourt et Albert Copieux ; dans cet étonnant atelier tous travaillaient joyeusement.

Lorsque Raoul Dufy partit pour Paris, Henri de Saint-Delis le rejoignit mais n'y resta au plus qu'une année, fréquentant en 1900 l'Académie Julian dans l'atelier de Jean-Paul Laurens (1838-1921), visitant les musées et découvrant les Impressionnistes.
Revenant au Havre, il y menait joyeuse vie avec ses compagnons et s'adonne librement à la peinture et aux jeux athlètiques, mais vers 1905 il contracta sans doute la tuberculose et dut passer une quinzaine d'années dans un sanatorium en Suisse jusqu'à la fin de 1919.

Son frère René allait le voir et en rapportait les peintures faites à la montagne pour les montrer à ses anciens camarades d'atelier. La plus grande production de Suisse fut détruite lors d'un bombardement du Havre en 1944.

De cette période Suisse, son ami le peintre Albert Copieux dira : En Suisse, s'accomplira son évolution, dans le silence angoissant d'une salle de sanatorium ou dans l'horizontalité d'une chaise longue, sous la lumière diffuse d'un soleil bienfaisant, face au grandiose et émouvant décor d'un paysage de montagne.

Il est regrettable que la production Suisse d'Henri de Saint-Delis ait été presque détruite ; il semble au vu de ce qu'il reste, que cette période ait été influencée par le Fauvisme, l'amitié avec Othon Friesz y ayant joué un rôle. La couleur y est vive et le dessin sythétisé en larges arabesques.

Revenu en Normandie, peu avant 1920, il passe un temps au Havre puis traverse l'estuaire pour s'installer définitivement à Honfleur en 1920 : Dès lors, ce furent trente années de peintures à perdre haleine, de jour comme de nuit, et par tous les temps, sans répit ( Jean-Pierre Hamon)

Il exposa régulièrement à Paris, au Salon des Indépendants à partir de 1905.

De son vivant, deux expositions eurent lieu, à Paris en 1945, à Rouen en 1948.

Des rétrospectives lui furent consacrées : à l'Ecole des Beaux-Arts du Havre en 1950 ; à l'Hôtel de Ville de Honfleur en 1953 ; à Paris en 1954 ; à Londres en 1955 ;
à nouveau à Paris en 1961 puis encore en 1963 ainsi qu'à nouveau à Honfleur et au Havre et à nouveau Honfleur en 1965 et 1971.

Henri de Saint-Delis accomplit à Honfleur l'essentiel de son oeuvre : quelques portraits, quelques natures mortes mais surtout des paysages de la côte, de la campagne et du port, et une multitude d'aquarelles (une par jour).

La production de Honfleur est alerte et franche : le dessin en est volontairement sommaire. On pourrait comparer ce qu'il fut pour Honfleur à ce qu'un Mathieu Verdilhan fut pour la côte marseillaise.

Ce modeste, qui détestait les expositions, meurt à Honfleur le 15 novembre 1949. Disparaît ainsi un personnage pittoresque connu de tous les Honfleurais de l'époque.

Bernard Esdras-Gosse écrit : C'était une silhouette, un type qu'on oubliait pas, avec sa figure barbue de Dieu Pan ou de vieux Fauve, ses petits yeux pétillants de vie et qui faisaient contraste avec la lourdeur massive du corps. Faux bourru, il ne cherchait pas à plaire, pas plus dans son commerce humain, qu'avec sa peinture.

 

Musées : Rouen : Le Port de Honfleur...

 

Jean Fischer : Catalogue de l'Exposition Rétrospective Henri de Saint-Delis au Grenier à Sel, à Honfleur, 1965.

Catalogue de l'Exposition en 2002 : Basse Normandie, Terre d'Artistes 1840 - 1940

 

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